jeudi 28 juillet 2011

Nouveau planétarium de poche ÉCLIPTICUS

Chers amis astronomes, bonjour.

Découvrez aujourd'hui le nouveau planétarium de poche ÉCLIPTICUS.
Ce planétarium sera un outil précieux pour vos animations scientifiques en astronomie. Avec une nouvelle finition et de nouvelles fonctionnalités, ce planétarium permet de découvrir et d'observer les mouvements de notre Univers de manière intuitive et didactique. C'est le maillon manquant pour comprendre les mouvements de notre Univers.

Stimulez votre imagination
Le planétarium de poche ÉCLIPTICUS vous offre une méthodologie de découverte bien documentée. Il a été testé par de nombreux astronomes amateurs et professionnels qui contribuent encore à son amélioration. Avec plusieurs niveaux de lecture, il est possible de croiser de nombreuses données d'astronomie et de faire le lien entre toutes ces données. A vous de découvrir de nouvelles possibilités d'utilisation.

Bénéficiez des conditions avantageuses de lancement
Ce nouveau planétarium sera lancé durant l’automne prochain. Nous vous proposons ce nouveau planétarium pour 235 euros seulement, port et emballage compris (au lieu de 295 euros). Conditions valables pour la France métropolitaine seulement. Profitez de cette promotion de rentrée !

Réservez votre planétarium dès aujourd’hui
Pour bénéficier de ces conditions avantageuses lors du lancement, réservez votre planétarium de poche en souscrivant dès aujourd'hui de façon à être servi en priorité. Premières livraisons 1er Novembre 2011. Aucun acompte préalable n'est demandé pour cette réservation. Il vous suffit de renseigner le formulaire de souscription. Attention date limite de souscription: 15 novembre 2011.

Cordiales salutations.
André ROY - ÉCLIPTICUS
http://www.eclipticus.com.

mardi 7 décembre 2010

A la Sainte Luce

"A la Sainte Luce, les jours avancent du saut d'une puce". La Sainte Luce se fête le 13 décembre. Ce dicton signifie que les soirées ont commencé à rallonger le soir, mais le soir seulement.

Pour commencer à comprendre la signification de ce dicton, prenez l'almanach du facteur par exemple, sur lequel figure les éphémérides du soleil. Considérez la période allant du 11 décembre au 1er janvier. Avant cette période, les jours raccourcissent le matin et le soir. A partir du 11 décembre, les jours commencent à augmenter le soir. Le soleil se couche plus tard dès le 11 décembre. A la Sainte Luce, le 13 décembre, les jours ont déjà augmenté de 6 secondes, le soir seulement. Au 1er janvier, les jours ont déjà augmenté de 10 minutes, le soir seulement. Par contre durant la même période, le soleil continue de se lever de plus en plus tard le matin jusqu'au 1er janvier. Globalement les jours vont continuer à diminuer jusqu'au solstice d'hiver, c'est à dire le 22 décembre.

Pour approfondir votre connaissance de ce phénomène, je vous invite à consulter le site mintaka de Jean-Paul Fabry. Ce site traite de l'équation du temps, et de la courbe en huit appelée analemme dont je vous parlais déjà il y a trois ans.

Pour calculer précisément les heures de lever et de coucher de soleil, je vous invite à consulter le site de l'IMCCE.

dimanche 10 octobre 2010

Le jour de NUIT à Arc sur Tille

Organisateur: L'œil Ou'vert - Section environnement du Foyer Rural
Activité ouverte au public
Voir le programme sur le site :
http://www.jourdelanuit.fr/Carte-des-animations-et-villes
Une marche de nuit conduira le public à un endroit privilégié où il sera possible d'observer le ciel au télescope. L'activité sera encadrée en privilégiant avant tout la sécurité.
Inscriptions et renseignements: au plus tard le 22 octobre. Nombre limité à 100 personnes
Durée de l'activité: 2 à 3 heures
Rendez-vous: place des écoles le 30 octobre à 20 h 30
Faut-il s'inscrire?: OUI - Appeler en mairie au 03.80.37.00.16

Si vous souhaitez y participer avec (ou sans) votre instrument, merci de me contacter au plus vite.
Une répétition aura lieu de vendredi 22 octobre à 20 h 30

jeudi 18 mars 2010

Eclipse du Soleil 2010

Je te propose aujourd'hui les liens qui évoquent la trajectoire de la dernière éclipse du Soleil qui a eu lieu le 15 janvier 2010:

  • Le site de référence, celui de la SAF - Société Astronomique de France . Tu trouveras des cartes qui indiquent où l'éclipse fut visible ce jour-là sur la Terre, mais aussi les caractéristiques de cette éclipse,
  • Le site de Wikipedia avec une animation sympa,
  • Et enfin, une troisième animation, celle de Google.
Mais tu pourras trouver bien d'autres liens par toi-même avec les mots clés "Eclipse du Soleil 2010" dans un navigateur, de préférence Firefox bien sûr.

Cela te convient-il? Fais moi part de tes remarques et de tes demandes. Je prendrai plaisir à y répondre.

mardi 9 février 2010

Le rayon vert

A propos du rayon vert, tu trouveras ici les photos et les vidéos de Laurent Laveder en recherchant avec les mots clés "rayon vert" au haut à droite.

Autres sites intéressants, les faux mirages d'Eric Frappa.

Concernant la théorie et les conditions d'observations du rayon vert, je te recommande Astrosurf, ainsi que l'excellent livre "Jeux de Lumières" de Françoise SUAGHER et Jean-Paul PARISOT aux éditions Cêtre. C'est une source d'informations et d'émerveillements sur le rayon vert et autres phénomènes lumineux.

jeudi 22 octobre 2009

Le Jour de la NUIT - Arc sur Tille

Destiné au grand public, le Jour de la Nuit est une opération de sensibilisation à la protection de la biodiversité nocturne, du ciel étoilé et à la pollution lumineuse. Fort de ses 17 partenaires ancrés partout sur le territoire français, le Jour de la Nuit est une initiative originale et ouverte à tous qui se veut mobilisatrice et festive. Grâce à des activités diverses mises sur pied partout en France, l’événement permet la découverte ludique de la faune et de la flore et l’observation des étoiles avec des astronomes avertis. Par l’implication de nombreuses villes, nous sommes tous invités à renouer le lien avec une nuit préservée et à profiter de ses paysages magiques et fascinants.

Une randonnée nocturne nous amènera à deux endroits privilégiés, propice à l'observation du ciel, car dégagés à 360 degrés, et peu impactés par l'éclairage urbain de Dijon. Nous découvrirons la nature durant la nuit (faune, flore, ciel étoilé), avec le concours d'un animateur nature. Actuellement, des milliers d'oiseaux migrateurs passent dans notre secteur durant la nuit. Nous apprendrons pourquoi.

Environ 50 personnes ont déjà répondu favorablement à cet appel. L'itinéraire est prévu sur des chemins goudronnés et confortables au milieu des champs (propice à l'installation de télescopes en toute sécurité et conditions d'accès pour les véhicules). La distance de cette randonnée est de 4 km pour l'aller et autant pour le retour. En cas de météo peu propice à une sortie en extérieur, pluie notamment, la soirée se déroulera dans une salle communale réservée. Au programme pour l'instant:
* les oiseaux migrateurs qui migrent et passent actuellement dans notre secteur
* les instruments, les cartes du ciel, les documents, les télescopes utilisés par les astronomes
* l'astronomie (Galilée en 1609, le système solaire, les observations du ciel à l'œil nu)

Si vous pensez assister à cet évènement, vous pouvez y laisser un commentaire

vendredi 9 octobre 2009

Galilée - octobre 1609

L'histoire retiendra que les 7, 8 et 10 janvier 1610 à Florence, l'italien Galiléo Galiléi dit Galilée (1564-1642) observe les 4 satellites de Jupiter pour la première fois. Mais où pouvait bien se trouver Jupiter et la Lune ce soir-là?

Actuellement, Jupiter est visible en début de nuit et se trouve à 317° de longitude écliptique dans la constellation du Capricorne. Mais en janvier 1610, selon les calculs que vous pouvez faire vous-même avec le moyens informatiques de l'IMCCE, Institut de Mécanique Céleste et de Calcul des Ephémérides , Jupiter se trouvait à 81° de longitude écliptique. Cela signifie que Jupiter était visible dans des conditions favorables, assez haut dans le ciel, durant toute la deuxième partie de nuit dans la constellation du Taureau. Pour information, la Lune sera à cet endroit précis dans la constellation du Taureau, le 5 novembre prochain.

Le 8 janvier 1610, le Soleil se trouvait à 270° de longitude écliptique, la Lune se trouvait à 90° ; c'était une pleine lune.

mercredi 7 octobre 2009

La lunette de Galilée


La lunette que Galilée confectionne en ce mois d'octobre 1609 consiste en un tube principal muni de deux logements destinés à accueillir l'objectif et l'oculaire. La longueur totale de cette lunette atteint 927 mm. L'objectif est une lentille plan-convexe, convergente, d'un diamètre de 37 mm diaphragmée à 16 mm avec une longue focale de 980 mm. L'oculaire est une lentille plan-concave, divergente, d'un diamètre de 22 mm et de longueur focale -47,5 mm. Ces caractéristiques lui confèrent un grossissement de 21, soit 10 fois plus que la lunette hollandaise, et un champ de vue en pleine lumière compris entre 8' et 18' d'angle selon le diamètre de la pupille de l'observateur (entre 3 et 6 mm).

Sans le savoir, Galilée va alors donner l'impulsion déterminante à l'astronomie d'observation. Le 25 octobre 1609 à Florence, en dirigeant vers le ciel cette lunette aux contours mal délimités, Galilée observe les cratères de la Lune ainsi que Jupiter et ses quatre satellites pour la première fois. Sur proposition du prince Feredico Cesi, fondateur de l'Academia dei Lincei (Académie des Lynx). il nommera son innovation telescopium en 1611.

Pourquoi Galilée a-t-il choisi cette combinaison de lentilles ? Dans l'Essayeur (1623), Galilée explique qu'il expérimente, sans pousser plus loin la théorie. Ses connaissances en optique sont très superficielles. Il sait ce que l'on savait à l'époque:

  • les lentilles convergentes grossissent les objets visibles éloignés, mais en donnent des images floues,

  • les lentilles divergentes rapetissent ces objets visibles, mais en donnent des images nettes.

Pour choisir le grossissement, il fallait trouver les deux courbures adéquates : une grande pour le convexe et une petite pour le concave, avec bien sûr une infinité de solutions. Les limites étaient fixées par les possibilités technologiques de l'époque: outils et qualité de surfaçage des verres, homogénéité et transparence des verres. Il ne cherche donc pas à innover ou à développer une théorie de l'optique géométrique.

Même si Galilée n'est pas à proprement parler l'inventeur de la lunette et du télescope, il a été un essayeur (saggiatore), comme il le dit lui-même. Il a recherché la lunette astronomique par la voie du raisonnement (per via di discorso, Il Saggiatore, 1623). Cela signifie qu'il a su être un expérimentateur habile, apprenant à connaître le principe profond de la lunette de manière à le maîtriser suffisamment pour aboutir empiriquement aux performances qu'il recherchait. Il va néanmoins créer un instrument scientifique, car précis et optimisé. Par rapport aux instruments astronomiques précédents, c'est un instrument d'un nouveau genre donnant à voir ce que notre œil ne peut même pas percevoir. Il ouvre les portes de l'invisible, brise les apparences et va révolutionner ainsi toute la démarche scientifique tant dans ses méthodes que dans ses objets.

Dans ses essais, même si aucun document n'en atteste, il est permis de penser qu'il a également testé une combinaison avec oculaire convergent. Mais l'encombrement supérieur de cette combinaison et surtout la production d'une image inversée l'en auraient découragé. En effet, ses intentions premières visent plutôt à des applications militaires dans le domaine maritime et terrestre et ne sont pas liées à des préoccupations astronomiques. Du fait du contexte de méfiance à l'égard des lentilles accusées de distordre la réalité, présenter une image droite et non renversée était une garantie de fidélité à la réalité, car Galilée n'était pas en mesure de faire appel à une théorie optique rigoureuse et reconnue.

mardi 29 septembre 2009

80 HOMMES pour changer le Monde - Entreprendre pour la Planète



En posant le pied sur la Lune, le 21 juillet 1969, Neil Armstrong illustre deux prises de conscience majeures pour l'humanité au même instant. La première, largement célébrée par les médias, est celle de la toute puissance du génie humain; l'Homme est capable de se fixer des défis aussi fou que celui de poser le pied sur la Lune et de les relever.

La seconde est induite par les images de la Terre envoyées depuis la Lune. Nous avons alors la preuve tangible que notre planète n'est qu'une toute petite boule bleue perdue au milieu de nulle part. L'espèce humaine constate de visu que sa planète n'est qu'un espace fini évoluant dans un espace infini. Il n'y a aucun tuyau nous approvisionnant en énergies nouvelles, ni aucun tuyau éjectant nos déchets. A ce jour, aucune autre planète n'a été découverte avec des conditions aussi propices à la vie. Cette boule bleue a beau être un lieu extrêmement riche de vie, c'est le seul lieu connu. Si l'Homme gâche, pollue et détruit cette petite planète où il habite, il doit prendre conscience qu'il n'a aucune alternative pour en trouver une autre ailleurs.

Conclusion du livre « 80 HOMMES pour changer le Monde - Entreprendre pour la Planète » de Sylvain Darnil et Mathieu Le Roux – Editions « Le livre de Poche »

1609 - L'année Galilée

L'histoire retiendra que le 25 octobre 1609 à Florence, Galilée observe les cratères de la Lune et les 4 satellites de Jupiter pour la première fois. Galilée sera un expérimentateur habile, soucieux de résultats tangibles et de reconnaissance. Il mènera une longue série d'observations et de découvertes provoquant une rupture dans notre vision de l'Univers (monde apparent et monde réel). Cette rupture facilitera l'émergence de la science et de la démarche scientifique moderne.

En 1609, Galilée est agé de 49 ans. Bien qu'enseignant l'astronomie, la mécanique appliquée et les mathématiques, Galilée ne peut encore être qualifié d'astronome. A cette date là, les connaissances en astronomie sont encore rudimentaires. Les lois de l'optique sont inconnues.

En juillet 1609, Galilée construit sa toute première lunette en s'inspirant d'une lunette hollandaise. Contrairement à la lunette hollandaise grossissant 2 fois, celle-ci ne déforme pas les objets et les grossit 6 fois. En effet, il réussit à obtenir une image droite grâce à l'utilisation d'une lentille divergente en oculaire. Cette invention marquera un tournant dans la vie de Galilée et de l'astronomie.

Le 25 août 1609, venant à peine de terminer sa deuxième lunette qui grossit 8 fois, il la présente au Sénat de Venise. La démonstration a lieu au sommet du Campanile de la place Saint-Marc. Les spectateurs sont enthousiasmés : sous leurs yeux, Murano, située à 2,5 km semble être à 300 m seulement et les navires qui s'approchent du port apparaissent deux heures plus tôt qu'à l'œil nu. A l'évidence, cette lunette offre un grand intérêt militaire. A ce moment Galilée ne songe pas à une utilisation en astronomie. Ce qui lui importe alors en priorité c'est les bénéfices qu'il peut en retirer et qui lui permettront de se libérer du poids des contraintes matérielles afin de poursuivre ses travaux sur cette nouvelle physique qu'il est en train d'élaborer.

Galilée offre son instrument et en lègue les droits à Leonardi Donati, Doge de la République de Venise, très intéressé par les applications militaires de l'objet. En récompense, Galilée est confirmé à vie à son poste de Padoue et ses gages sont doublés. Son traitement passe à 1000 florins par an, l'égal du célèbre professeur de philosophie de Padoue, Cremonini. Il se croit un instant libéré des difficultés financières. Cependant le contrat final stipule que cette rente n'interviendra qu'un an plus tard et que toute augmentation ultérieure est exclue. La déception est grande.

C'est alors que le grand duc de Toscane, Côsme II de Medicis, le contacte pour avoir un exemplaire de sa lunette. La Toscane est le pays natal de Galilée qui rêve de revenir à Florence. La perspective de retourner définitivement à Florence, avec des conditions de travail lui permettant de mener à bien ses recherches, le pousse à améliorer ce qui n'est encore qu'un simple tube permettant de rapprocher les objets lointains.

La troisième lunette que Galilée confectionne en ce mois d'octobre 1609 grossit 21 fois, soit 10 fois plus que la lunette hollandaise. Sans le savoir, Galilée va alors donner l'impulsion déterminante à l'astronomie d'observation. Le 25 octobre 1609, en dirigeant vers le ciel cette lunette aux contours mal délimités, il observe les cratères de la Lune ainsi que Jupiter et ses quatre satellites.

Soucieux de promouvoir son invention, Galilée nommera cette lunette perspicillum (étymologiquement voir à travers) dans son Sidereus Nuncius (Le Messager des étoiles, 1610). Galilée confére ainsi sérieux et respectabilité à sa lunette, affirme la rupture qualitative de son instrument d'avec son ancêtre hollandais et sa reconnaissance comme fondateur d'un nouvel instrument scientifique véritable. Sur proposition du prince Feredico Cesi, fondateur de l'Academia dei Lincei (Académie des Lynx), il nommera son innovation telescopium en 1611.

L'aventure du Galilée se terminera en 1633 devant le tribunal de l'inquisition.

lundi 28 septembre 2009

Avant Galilée

En cette fin d'année 1609, il y a 4 siècles, un homme fera une découverte qui changera notre rapport au monde et à la connaissance de ce monde. Pour cela, il imaginera et utilisera un appareil qu'il appellera plus tard télescope. En fait, ce n'était qu'une modeste lunette qui ne grossissait que 21 fois, c'est à dire bien moins que le plus modeste télescope d'aujourd'hui. Cet homme est resté dans l'histoire sous le nom de Galilée (1564-1642), l'astronome bien connu. Mais quels ont été avant lui les hommes qui lui ont ouvert le chemin ? Quelles étaient alors les connaissances de Galilée en astronomie ? C'est ce que je vous propose aujourd'hui de découvrir.

Ptolémée (100-170 après JC), Pour lui, la Terre est au centre de l'Univers. Il développera un système cosmologique ingénieux, basé sur les cycloïdes, apte à rendre compte des mouvements de l'Univers et à prédire les éclipses.

Copernic (1473-1543) : il publie un traité en 1543 qui décrit les phénomènes astronomiques de façon plus simple que celle de Ptolémée. Selon son propos, si on considère que le Soleil est au centre de notre Univers, alors les calculs sur les mouvements des astres sont beaucoup plus simples. Il en conclut que le Soleil est au centre de notre Univers.

Tycho Brahé (1546-1601): il édifie en 1576 un observatoire sur l'île du Hveen, que lui a légué le roi du Danemark. Son but est de refaire la carte du ciel datant des grecs. L'observation se fait à l'œil nu, mais avec une très grande rigueur. Ils notent aussi les positions de planètes sur une longue période, et confie ces relevés à Johannes Kepler. Pour Tycho Brahé, la Terre est toujours au centre de notre Univers (enfin, officiellement....).

Johannes Kepler (1571-1630), élève et disciple de Tycho Brahé (voir ci-dessus)). En 1609, il publie son Astronomia Nova où il expose ses deux premières lois sur le mouvement des corps célestes (orbites elliptiques, loi des aires). Cette année-là va marquer le véritable point de rupture de la révolution copernicienne. Kepler adresse à Galilée un exemplaire de son Astronomia Nova, Mais pour Galilée, l'ellipse n'est qu'une anamorphose du cercle. Laplace (1749-1827) dans son Exposition du système du Monde (1796), expliquera que les "spéculations chimériques" de Kepler sur la disposition du système solaire selon les lois de l'harmonie musicale, furent la cause pour laquelle les astronomes de son temps, Descartes et Galilée, se détournèrent de ses travaux.

Galilée (1564-1642) est souvent présenté comme étant le premier homme ayant tourné une lunette vers les cieux. En fait, Galilée observe les cratères de la Lune et les 4 satellites de Jupiter pour la première fois les 7, 8 et 10 janvier 1610. Et en toute rigueur, d'autres personnes ont observé le ciel avant lui avec un instrument optique.

Thomas Harriot (1560-1621), un mathématicien et astronome anglais, fut le premier à utiliser une lunette astronomique en Angleterre. Informé des travaux de Galilée sur une lunette d'approche à vocation militaire, il s'en construit son propre exemplaire, avec lequel il observera et dessinera les premiers cratères de la Lune le 26 juillet 1609. Mais aucune publication n'atteste vraiment de cette date.

Simon Marius (ou Simon Mayer 1573-1624) un astronome allemand. Dans un calendrier publié en 1611 puis dans un livre de 1614 sur le Monde de Jupiter ( Le Monde de Jupiter découvert en 1609 au moyen du télescope hollandais), Simon Marius déclare qu´en 1609 il avait dirigé une lunette vers le ciel et qu'il avait découvert les satellites de Jupiter indépendamment de Galilée. Il donnera d'ailleurs de meilleures valeurs des périodes de révolution de ces satellites. Il déclarera les avoir découvert et observé dès la fin novembre 1609, mais qu'il était alors trop occupé à déterminer leurs périodes.

Je ne vous en dirai pas plus sur ces hommes qui méritent chacun votre curiosité. Vous pourrez trouver d'autres informations par vous-même. Ces quelques lignes vous auront permis d'évaluer quelles pouvaient être les connaissances de Galilée en astronomie. L'idée d'observer le ciel était alors dans l'air du temps. Si Galilée n'avait pas ouvert cette brèche, alors un autre l'aurait fait à sa place. Finalement, chacun d'entre vous en connaît beaucoup plus en astronomie aujourd'hui, que lui à l'époque.

mercredi 9 septembre 2009

Maquette du LEM

Bonjour,

Voici la maquette du LEM qui a reçu cet après-midi quelques caresses de couleurs. Corinne et moi l'avons réalisée en 40 heures. Cette maquette est maintenant terminée.



Pas mal non ?

Et puis tiens, voici une seconde photo pour le même prix. En cliquant sur les photos, elles deviennent plus grandes, ce qui permet de voir les détails.


Alors vous aussi, faites de même. C'est le premier pas qui coûte.

A bientôt.
André

vendredi 26 juin 2009

Le Soleil de Minuit

Nous avons eu le bonheur de découvrir dernièrement la Magie du Cap Nord et le Soleil de Minuit dans les meilleures conditions, c'est à dire en bateau, sur le Princess Danaé qui embarquait depuis Marseille le 4 juin dernier. Après un passage mouvementé par Gibraltar et la pluie au Portugal, nous avons enfin retrouvé le Soleil à Jersey. Nous sommes remontés lentement en latitude, bercés par les flots pour arriver au Cap Nord le 21 juin dernier, jour du solstice. Pour les détails de ce voyage, je vous renvoie à la publicité faite par les croisières Notre Temps, dont je salue au passage la superbe organisation. Les croisières Notre Temps affrètent régulièrement le Danéa Princess, et je vous recommande ce bateau de croisière pour sa taille humaine et son équipage très sympa.

Alors que retenir de cette croisière en Norvège vers le Cap Nord qui a duré tout de même 3 semaines. J'ai pris plus de 1000 photos, et filmé environ 5 heures de vidéo. Il me faudra un peu de temps pour les monter et trouver le fil conducteur (de retour de croisière, le quotidien reprend vite le dessus). Certes en Norvège, il y a les fjords et leurs glaciers omniprésents, les montagnes et leurs cascades qui plongent à la verticale dans la mer. Quant au Cap Nord, inhospitalier au possible, c'est comme le Mont Blanc; sitôt arrivé, il faut mieux en redescendre au plus vite.


Aussi mon coup de cœur en Norvège, je l'ai eu pour Tromsø, seule ville universitaire située au delà du cercle polaire (latitude 71°N). Notre croisière y a fait escale durant une journée. Toute la jeunesse de cette ville profitait au maximum du Soleil radieux. Toutes proches, les montagnes encore enneigées se miraient dans la mer. Tromsø est une ville jeune, pleine de dynamisme, et j'aimerais bien y retourner, pour y découvrir un autre instant de l'année, avec les aurores boréales, la neige et la nuit polaire. Et puis le climat de Tromsø est relativement clément puisque la température en hiver est au minimum de -4°C, Gulf Stream oblige.


A mon retour à Dijon, ce qui me surprend le plus, c'est le fait qu'il n'y ait pas de Soleil de Minuit auquel je me suis si rapidement habitué et de retrouver notre ciel étoilé. Nous avons fait une magnifique croisière en Norvège, avec des gens charmants que nous espérons bien revoir un jour.


Si vous aussi avez une photo ou un coup de cœur à nous faire partager, sur la Norvège, n'hésitez pas à poster ici.

Solange et André

PS: Pour plus d'informations sur Tromso, cherchez avec votre moteur de recherche les mots clés suvants: Tromso Norvège ou cliquez ici Guide de voyage

mercredi 22 avril 2009

Un point bleu pâle - Carl SAGAN

Le 14 février 1990, la NASA commande à la sonde Voyager1 qui avait terminé sa mission primaire, de se retourner et de photographier les planètes qu'elle avait visitées. Une des images que Voyager1 renvoie est celle de la Terre à 6,4 milliards de kilomètres (soit plus de 42 UA – soit 6 heure lumière), juste « un point bleu pâle » dans la photo granuleuse. Le minuscule point est presque perdu dans la lueur du Soleil. À ce moment là, l'océan Pacifique renforçait le bleu de la Terre.


Regardez encore ce point. C'est là. C'est chez nous. C'est nous.

Dessus, tous ceux que vous aimez, que vous connaissez, dont vous avez entendu parler. Tout être humain qui a jamais existé a vu sa vie s'y dérouler. La somme de nos joies et de nos peines, de milliers de religions sûres d'elles, d'idéologies et de doctrines économiques, chaque chasseur et chaque cueilleur, chaque héros et chaque lâche, chaque fondateur et destructeur de civilisations, chaque roi et chaque paysan, chaque couple amoureux, chaque mère et chaque père, chaque enfant plein d'espoir, chaque inventeur et chaque explorateur, chaque professeur de morale et chaque politicien corrompu, chaque superstar et chaque guide suprême, chaque saint et chaque pêcheur, dans l'histoire de notre espèce a vécu là, sur cette poussière suspendue dans un rai de lumière du Soleil.

La Terre est une très petite scène dans la vaste arène du cosmos. Pensez aux rivières de sang versées par ces généraux et empereurs pour que, dans la gloire et le triomphe, ils puissent devenir les maîtres momentanés d'une fraction d'un point. Pensez aux cruautés sans fin commises par les habitants d'un coin de ce pixel sur les habitants d'un autre coin de ce même pixel, leurs fréquents désaccords, leur ardeur à s'entretuer, la ferveur de leur haine.

Nos poses affectées, notre importance imaginée, l'illusion que nous aurions une place privilégiée dans l'Univers sont toutes remises en question par ce minuscule point de lumière pâle. Notre planète est une tache solitaire dans la grande obscurité qui nous enveloppe. Dans cette obscurité, dans cette immensité, il n'y a rien qui laisse croire que nous serons sauvés par d'autres que nous-mêmes.

La Terre est le seul monde connu à l'heure actuelle qui abrite la vie. Il n'y a pas d'ailleurs, au moins dans un futur proche, où notre espèce pourrait migrer. Visiter, oui. S'installer, non. Que cela nous plaise ou pas, pour le moment c'est sur la Terre que nous nous dressons.

On dit que l'astronomie est une expérience qui rend humble et qui forge le caractère. Il n'y probablement pas de meilleure preuve de la sottise des vanités humaines que cette lointaine image de notre minuscule monde. A mes yeux, elle souligne que nous devons traiter les autres avec bienveillance, préserver et apprécier ce point bleu pâle, la seule maison que nous n'ayons jamais eue.

Carl Sagan, 11 mai 1996

Pour en savoir plus sur l'astronome américain Carl Sagan ,cliquez ici. Carl Sagan est connu du grand public pour ses œuvres de vulgarisation scientifique.

dimanche 12 avril 2009

Les étoiles, mères des atomes - Conférence

Roland Lehoucq, grand vulgarisateur de l’astronomie
et astrophysicien au CEA Saclay, est l'invité de la
Société Astronomique de Bourgogne.
La conférence intitulée « Les étoiles, mères des atomes »
aura lieu Salle de Flore (Hôtel de Ville de Dijon)
le 17 avril à 18h30.

Roland Lehoucq est aussi professeur à l’Ecole polytechnique. Il est l'auteur de très nombreux articles de vulgarisation sur la forme globale de l’Univers. Il a collaboré à l'exposition « Le grand récit de l’Univers », qui vient récemment d’ouvrir ses portes à la Cité des Sciences et de l’Industrie à Paris.

Présentation de la conférence :

  • Pourquoi les étoiles brillent-elles?
  • Quel message nous envoie leur lumière?
  • Comment expliquer la variété et la répartition des atomes dans l'Univers?

Les étoiles les plus massives, en explosant violemment en supernovae, enrichissent le milieu interstellaire en noyaux nouveaux qui entrent dans la composition des futures étoiles. Sans la nucléosynthèse stellaire et les supernovae l'Univers serait un endroit fort peu intéressant ne contenant que les deux éléments primordiaux, l'hydrogène et l'hélium. Les noyaux rencontrés sur Terre sont quasiment tous issus de la nucléosynthèse stellaire ce qui a fait dire, à juste titre, que nous sommes des "poussières d'étoiles".

Venez écouter Roland Lehoucq vendredi prochain pour 18 h 30 Salle de Flore, proche de la mairie de Dijon.
Attention aucune réservation n'est prévue.


mercredi 1 avril 2009

La Société Astronomique de Bourgogne participe aux 100 heures de l’astronomie





Au planétarium de Dijon (14 rue Jehan de Marville)

Séance de découverte du ciel avec ses objets visibles et invisibles :

  • jeudi à 14h30, et 15h30,
  • Vendredi à 9h30, 10h30, 14h30 et 15h30
  • Dimanche à 15h, 16h et 17h.

Au jardin des sciences (même adresse que le planétarium, 14 rue Jehan de Marville)

Tous les jours à partir de 14h : Observation du soleil au moyen d’un télescope et équipé de son filtre solaire indispensable.

A l’OHP (Observatoire des Hautes Plates) route de Corcelles-les-monts

Du jeudi au samedi à partir de 21h, séance d’observation du ciel avec divers instruments. Démonstration atelier de photographie astronomique et de spectrométrie.

Je vous invite à surveiller les médias locaux et nationaux qui ne manqueront pas de parler de cet évènement mondial. Pour plus d’informations concernant les animations en Bourgogne, voir les sites Internet suivants:

* AMA 2009 - Année Mondiale de l’Astronomie en Bourgogne - www.ama09-bourgogne.fr
* SAB -Société Astronomique de Bourgogne - www.astrosurf.com/sab/

mardi 15 avril 2008

Les planétaires héliocentriques


Les planétaires héliocentriques sont des maquettes permettant de simuler les mouvements des planètes du système solaire autour du Soleil. Dans cette configuration, le Soleil (hélio-) est représenté au centre du système. En décembre dernier, je vous proposais de découvrir, juste pour le plaisir des yeux, le Planétaire Tellurium de Richard Mille.


Voici une magnifique réplique d’un ancien planétaire, inspirée du modèle de l’inventeur James Ferguson (1763). Elle représente le système solaire avec les cinq planètes connues à l’époque du siècle des Lumières (18e), à savoir Mercure, Vénus, Mars, Jupiter, Saturne, avec en plus la Terre et la Lune. Cette réplique est disponible sur le site de Jacques Humbert résidant à Lausanne, ainsi que toute sa collection de planétaires héliocentriques que je vous invite à découvrir.




Voici le Kopernikus-Planetarium que vient de me faire découvrir mon ami Oliver DEBUS résidant à Bad Homburg en Allemagne. Je vous invite à découvrir son site.







Enfin le Baader Planetarium mit Tellurium - NV 110/220.





Si vous aussi souhaitez présenter vos productions dans ce blog ou parler d'un planétaire héliocentrique qui vous tient particulièrement à cœur, merci de m'adresser vos commentaires et les liens vers vos photos.

A bientôt.

mercredi 19 mars 2008

La date de Pâques - Le Comput

Si vous recherchez des informations sur le calcul de la date de Pâques, le site de l'IMCCE (Institut de Mécanique Céleste et de Calcul des Éphémérides) vous donnera :

  • une explication historique sur la date de Pâques,
  • un formulaire de calcul de cette date,
  • un moyen mnémotechnique pour retrouver cette date.

mercredi 20 février 2008

Notre vitesse dans l'Univers - Tout est relatif

Assis tranquillement devant notre ordinateur, comme cela doit être votre cas actuellement, à quelle vitesse nous déplaçons nous dans l'Univers ? Comme aurait dit Fernand Raynaud, ça dépend.... Oui, cela dépend du repère que vous choisissez, et bien des réponses sont possibles.

Par rapport à la Terre, assis sur votre chaise, la vitesse est nulle, on est bien d'accord

Du fait de la rotation de la Terre, en référence à l'axe Terre-Soleil, c'est déjà quelque chose:
* Au pôle Nord ou ou pôle Sud, sur l'axe de rotation de la Terre, la vitesse est nulle
* A l'équateur, circonférence 40 000 Kms, la vitesse est de 1,7 fois la vitesse du son
* A Dijon latitude 47°, la circonférence du parallèle est de 40 000 x cos 47°= 27280 km, et la vitesse est de 1,14 fois la vitesse du son, d'Ouest en Est, n'est ce pas ! Vous suivez ?

Du fait de la rotation de la Terre autour du Soleil, ça commence à décoiffer:
Circonférence de l'orbite de la Terre autour du Soleil en km:
150 000 000 x 2 x 3.14 = 942 000 000 km

Vitesse de la Terre autour du Soleil en km/h
942 000 000 / 365,25 / 24 = 107 000 km/h
Soit 107 fois la vitesse du son
Rappel: Vitesse du son environ 1000 km/h

Tout cela amène d'autres questions:
Mais comment calcule t on la vitesse
* de notre système solaire / à la galaxie ?
* de notre galaxie / au fond diffus du cosmos ?

Voici une piste:
On peut calculer notre vitesse par rapport au centre de la Voie Lactée. Le Soleil fait un tour en 220 millions d'années. Sachant qu'il se trouve à 8600 parsecs du centre galactique, et que le parsec vaut 3,25 années lumières soit quelques 30 000 milliards de km, je vous laisse faire le calcul.

Conclusion: Comme aurait dit Einstein, tout est relatif, et oui...